Kassandra Reynolds

Photographe diplômée du Cégep de Matane (2018), Kassandra Reynolds se spécialise en photographie documentaire. Son travail a été présenté dans des expositions solos et collectives, notamment aux Rencontres de la photographie en Gaspésie, aux Jardins de Métis, au Festival Art Souterrain à Montréal, à Espaces F à Matane, ainsi qu’en Europe. Lauréate du Prix relève culture Montérégie (2021) et finaliste du Prix excellence culture Estrie (2025), elle a aussi bénéficié de bourses du CALQ. Sa pratique, ancrée dans la rencontre humaine, explore territoire, mémoire et identité. Établie en Estrie, elle est membre du collectif de photographes Hors d’État.

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J’ai découvert une voie qui s’est consolidée au fil du temps pour devenir l’approche de la photographie qui m’anime profondément : révéler l’humain à travers des vies ordinaires porteuses d’une force tranquille. Cette pratique est associée à la tradition de la photographie documentaire, qui a souvent pour but de mettre en lumière certains enjeux sociaux. La solitude, l’itinérance, la résilience, ainsi que la question de l’identité sont quelques thèmes abordés dans le cadre de mon travail. Je souhaite ainsi favoriser l’émergence d’un nouveau regard sur autrui et sur nous-mêmes.

En arpentant différents territoires pour aller à la rencontre de gens qui vivent en marge de la société, je cherche en quelque sorte à mettre au jour ce que celle-ci tente de nous dissimuler. Dans cette recherche, l’authenticité est au rendez-vous dans chaque rencontre. Tel que le formule Jean, un ancien antiquaire qui en a vécu plus que ce qu’on pourrait imaginer : « quand tu fais disparaître l’importance du paraître, ça simplifie bien des choses. » Par l’entremise de mes projets, je désire offrir une visibilité aux personnes par le biais de la photographie et leur donner la possibilité d’exister dans la mémoire collective.

Mon projet Super Caddie s’inscrit naturellement dans ce parcours. Lors de deux séjours à New York, j’ai été frappée par l’abondance de personnes ayant comme seule possession un panier d’épicerie leur servant de valise et de maison. Ce récit visuel vise à souligner une des problématiques de notre société : peut-on s’imaginer retrouver à Manhattan, un des plus grands centres financiers au monde, autant de gens vivant avec un panier d’épicerie? Cet objet conçu à l’origine afin de permettre de consommer davantage se retrouve dans les mains des plus démunis dans la rue. Dans ce projet, j’étudie et mets au jour la situation sociale de certains New-yorkais à travers leurs différentes utilisations des paniers d’épicerie.

Kassandra Reynolds, Sergio’s Cart (2019)
Photographie numérique tirée de la série Super Caddie
Avec l’aimable autorisation de Kassandra Reynolds
Kassandra Reynolds, Society (2019)
Photographie numérique tirée de la série Super Caddie
Avec l’aimable autorisation de Kassandra Reynolds
Kassandra Reynolds, Caddy Fight (2019)
Photographie numérique tirée de la série Super Caddie
Avec l’aimable autorisation de Kassandra Reynolds
Kassandra Reynolds, Le condamné à l’écologie (2019)
Photographie numérique tirée de la série Super Caddie
Avec l’aimable autorisation de Kassandra Reynolds